Le shiitaké, le champignon santé

Le shiitaké, ou Lentinula Elodes, est un champignon comestible de couleur brun-roux, cultivé depuis des siècles en Chine, en Corée et au Japon. Son parfum très doux, boisé et particulièrement agréable l'a rendu très populaire dans la cuisine asiatique. Mais le shiitaké est aussi un élément important des médecines traditionnelles de ces pays, en raison de ses vertus thérapeutiques.

Le shiitaké contre le vieillissement

Comme tous les champignons que l'on peut mettre dans son assiette, le shiitaké est une source de fibres et de protéines végétales. Mais le "lentin du chêne" recèle bien d'autres trésors. Particulièrement riche en vitamines B et D, en fer, zinc, magnésium, cuivre et potassium, il contient aussi des antioxydants qui aident à prévenir le vieillissement de la peau. En somme, on peut se régaler en cuisinant du shiitaké, toujours biologique, tout en préservant son capital jeunesse et en gardant bonne mine ! Associé à du curcuma, du poivre, du tamari, du fenouil (ou du persil) et de la crème de coco, il sert à la confection d’une véritable potion anti-âge.

L'ennemi des virus

Ce n’est pas tout. Le shiitaké contient également des polysaccharides (des polymères biologiques) qui stimulent la production de globules blancs, notamment le lentinane. Ce champignon est donc l'allié du système immunitaire… et l'ennemi des virus. On peut même l'utiliser en bain de bouche en cas d'aphtes, de gingivite ou d'une autre affection de la cavité buccale. Les polysaccharides se diluant dans l'eau, il est conseillé, si l'on veut prévenir un rhume par exemple, de le consommer sous forme de soupes. En France, des études ont mis en évidence l'action bénéfique du shiitaké dans la lutte contre les maladies virales causant une déficience immunitaire, y compris le sida. En Asie, ce champignon est même utilisé en complément de la chimiothérapie pour aider à lutter contre les tumeurs cancéreuses, spécifiquement du pancréas, de l'intestin et du foie. Une précaution toutefois : la consommation régulière de shiitaké peut, dans de rares cas, provoquer de l'hyperéosinophilie, caractérisée par l'augmentation anormale des globules blancs et une réaction allergique de type immunitaire.

Le shiitaké lutte contre le mauvais cholestérol

Source de fibres alimentaires (2 g pour cinq champignons séchés ou 18 g) et d'une substance hypocholestérolémiante appelée éritadénine, le shiitaké aide encore à lutter contre le cholestérol en faisant diminuer le taux de cholestérol sanguin. Il peut d’ailleurs être associé à d'autres plantes anti-LDL, comme les feuilles d'artichaut ou la lécithine de soja.

Utilisé en cuisine sous forme de soupes, de décoctions, etc., le shiitaké se consomme à raison d’une dizaine de grammes par jour en Asie. Il est toujours conseillé de le cuire dès lors que la consommation de shiitaké cru est susceptible de causer des réactions cutanées allergiques et une maladie de la peau, d'ailleurs appelée dermite Shiitaké – ou dermite flagellaire. Pour prévenir ces désagréments, il est déconseillé aux femmes enceintes.